CHANGEMENT D’IMPLANTS MAMMAIRES-AUGMENTATION SECONDAIRE

 

Les patientes porteuses de prothèses devront à plus ou moins long terme changer leurs implants.changer implant prothèse mammaire

Le premier motif est celui de la sécurité du matériel. Une période de 10 ans est souvent retenue car elle correspond à la durée de garantie du fabricant.

D’autres raisons peuvent être à l’origine de ce changement. Une d’elles est d’ordre esthétique, en effet avec le temps les seins peuvent perdre de leur volume et le résultat est moins harmonieux.

L’opération permettra de rajeunir la poitrine en redonnant du galbe aux seins. Parfois, c’est une perte de souplesse des seins, la survenue d’un phénomène de coque qui modifie la perception du sein et peu même déformer son aspect en lui donnant une forme trop ronde.

Beaucoup plus rarement, une rupture de l’implant dont le diagnostic est fait lors d’un bilan biologique mammaire.

Comment choisir le type d’intervention?

  1. Le changement d’implant de « sécurité »

Le geste opératoire est très simple. On reprend toujours la même voie d’abord (sous mammaire ou hémi-aréolaire). Si les prothèses ont été posées par voie axillaire, on préférera toujours utiliser une voie sous mammaire pour effectuer ce changement.

L’implant est retiré, la loge peut être redéfinie en l’augmentant s’il est nécessaire de placer un implant plus volumineux.

Un nouvel implant est ensuite posé. Les suites opératoires de ce geste sont généralement beaucoup moins douloureuses que lors de la pose initiale.

  1. Changement d’implant pour contracture capsulaire (coque)

La technique est la même, la contracture est traitée en réalisant une capsulotomie périphérique (incision circulaire de la loge de la prothèse).

  1. Changement d’implants pour rupture

Lorsque le diagnostic est précoce, la rupture de l’implant n’entrainera aucune modification des tissus péri-prothétique. Le gel des implants modernes étant cohésif, il reste figé dans l’implant.

L’opération consistera à nettoyer la loge et à remplacer l’implant.

Dans des cas très exceptionnels, lorsque le diagnostic est tardif (implants posés il y a 15 à 20 ans), il sera nécessaire de retirer les tissus cicatriciels qui se seront formés autour de cet implant.

L’intervention est plus longue, et le risque de survenue d’hématome post-opératoire plus important.

C’est pour cela que nous recommandons dans notre pratique une surveillance échographique régulière de la poitrine.

  1. Changement d’implants mammaire et plastie aréolaire(dermopexie aréolaire)

Chez certaines patientes, après 10 à 12 ans, le temps, les grossesses ou les variations de poids entrainent un relâchement cutané des seins.

L’aréole a tendance à glisser vers le bas, altérant le résultat esthétique.

Il nous est possible au cours du changement d’implant de replacer la plaque aréolo-mamelonnaire dans une position plus haute. Ceci imposera la réalisation d’une cicatrice péri-aréolaire, qui peut être associée à une cicatrice verticale sous aréolaire.